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Ecrit par Valentin Menard Publié le 18/04/2016 BLOGGER INTERVIEW

Est-ce que tu peux te présenter ?
Je suis descendante d’une longue lignée d’agriculteurs, des maraîchers de père en fils depuis le 13e siècle jusqu’à mon grand père. La qualité des produits c’est donc quelque chose de très important pour moi. Je suis passionnée par tout ce qui touche au terroir. J’aime aller chercher des produits rares, chez des petits producteurs. Par exemple, la semaine dernière, je suis allée voir un ancien pilote qui fait une liqueur de mirabelle à la vanille ! J’ai une double culture franco-béninoise, ce qui me rend assez friande de découvertes.

Quel est le créneau d’A Day A Taste ?
Le terroir, mais sans le réduire au terroir français. Le terroir mondial ! J’adore aller dénicher des adresses confidentielles mais qualitatives. Attention, ça ne veut pas dire élitiste. On peut manger de très bons produits sans que ce soit du caviar ou du foie gras. D’ailleurs proposer des bons produits peut s’avérer très économique car il n’y a rien de meilleur que des produits locaux de saison.

Comment reconnaître justement de la bonne nourriture ?
C’est marrant, parce qu’en France on a parfois fait du goût quelque chose d’élitiste alors que la bonne nourriture c’est très simple ! C’est apprécier un bon produit. J’ai peur qu’avec tous ces plats transformés, les gens perdent le goût. Cela nous appartient à tous d’empêcher ça !

Je me balade dans la rue, comment m’assurer d’être devant un bon resto ?
Je travaille en conseil en restauration et la première chose à laquelle je fais attention c’est la propreté, ça donne tout de suite une idée du professionnalisme du restaurateur. Ensuite, je regarde la carte. Si elle n’est pas trop longue, si elle est changée régulièrement avec des produits de saison. Après, je regarde la carte des desserts. Les cuisiniers ne sont souvent pas des pâtissiers, mais s’ils font un effort d’originalité pour nous proposer autre chose que la trinité « fondant au chocolat, tarte aux pommes, crème brûlée », c’est bon signe ! Enfin, je regarde le menu enfant. Encore une fois, si le restaurateur prend son métier à cœur, il essaiera de proposer quelque chose de plus original que le steak frites basique. Et puis le service compte également, cela va sans dire, si je ne me sens pas bienvenue, je ne vais pas au-delà !

Quelle est selon toi la prochaine tendance à Paris ?
Les bowls ! Il y a le Poke Bowl qui nous vient d’Hawaï. C’est un bol avec du poisson cru et plein de légumes, de l’avocat, des graines, du sésame... Et pour la version sucrée l’Açai Bowl brésilien. Là ce sont des fruits glacés, des graines, du lait de coco ou d’amande. Je pense qu’on s’inscrit durablement dans la tendance healthy, dans la consommation de fruits et légumes. Sans être vegan, les gens sont de plus en plus sensibles à la cause animale. Les flexitariens en sont un symbole très fort : il s’agit des personnes qui ne vont pas arrêter de manger de la viande ou du poisson, mais vont en manger moins et de meilleure qualité.

Un restaurant à nous conseiller ?
De par ma culture béninoise, j’ai fortement envie d’aller tester le café du Musée Dapper tenu par Loïc Dablé. C’est un chef franco-ivoirien que je suis attentivement. D’ailleurs, je pense que d’ici 5 ans, la cuisine africaine sera la prochaine mode !

Merci Chantal !
Vous pouvez retrouver tous ses coups de cœur en la suivant sur Needl.